C'est le premier film d'animation japonais a avoir dépassé, en recettes et en nombres de spectateurs, un blockbuster américain (Titanic) dans son propre pays. Plusieurs fois récompensés (Ours d'or du meilleur film au Festival de Berlin,Oscar du meilleur film d'animation en 2003...), le Voyage de Chihiro nous transporte dans un monde fantastique où l'imaginaire et les sentiments, tels que la peur, l'amour et l'amitié, sont prédominants.
Sur le point d'emménager dans une nouvelle maison avec ses parents, Chihiro, une petite fille de 10 ans se retrouvent avec ceux-ci dans une ville abandonnée où ils trouvent de la nourriture en abondance. Affamés, ses parents se jettent sur la nourriture et se retrouvent bientôt transformés en cochons. Effrayée, Chihiro s'enfuit et atterrit bientôt, la nuit tombée, dans une ville féérique et animée mais peuplée de personnages étranges. Elle fait la connaissance d'Haku, un jeune garçon qui semble avoir une position importante dans cette ville. Il est en fait le bras droit attitré de Yubaba, une sorcière qui dirige un bâtiment de bains et qui est liée par une promesse, celle de donner du travail à quiconque lui en demandera.
Chihiro devient alors une nouvelle employée mais en échange, elle doit renoncer à son nom et se fait alors appeler Sen, tout en espérant pouvoir un jour redonner un aspect humain à ses parents. Au cours de son voyage au pays des esprits, Chihiro rencontrera le vieux Kamaji, Lin, un bébé géant, un esprit portant une sorte de masque blanc qui n'aura de cesse de la suivre partout où elle ira... Elle apprendra alors qui est vraiment Haku, un lien avec son passé qui lui permettra de se retrouver elle-même...
Pas de vraie leçon de morale dans ce Miyazaki mais un film qui montre les peurs d'une petite fille face à la perspective de se retrouver dans un endroit qu'elle ne connaît pas (le déménagement). Ce film prône le retour à des valeurs, au respect des esprits ancestraux propres à la culture japonaise.